BRAZIL! Et ses rebondissements...

BRAZIL!!! et ses rebondissements...

 Après deux heures et demi de route samedi matin, nous sommes arrivés à Saint-Georges de l'Oyapock sous une pluie torrentielle. Première mission à faire sur place: trouver un gardien de parking privé et un piroguier. Pas de soucis, ils alpalguent très vite les p'tits touristes: juste le temps d'ouvrir la fenêtre du Kangoo et de faire notre demande qu'un autochtone était déja monté à l'arrière du carosse!! Euh..., bienvenue, enchantés! Les affaires ne demandent donc pas un long discours! Quatre euros et une traversée d'une dizaine de minutes plus tard, nous étions au Brésil!

Nous retrouvons notre bande de copains ( les bretonnes nouvellement arrivées, Erell et Noalig, les Kourouciens-espano-breton Rozenn et Sergi et les Kourouciens espagnols Roger et Helga, sans oublier Aziliz et Margot) au marché. Petit tour dans Oyapock et en route chez Rosa, un restau à deux cents mètres, mais avec la pirogue. Ptit restau bien sympa au bord du fleuve, où les perroquets et autres aras chantent à tue-tête.  Au menu, viande de zébu (ils en abattent quatre dans la semaine),  une viande comme on en mange rarement (plus tendre, c'est de l'humain...)!

Une ptite siesta pour digérer tout ça, et à nous la Caipirinha!! Ambiance locale super sympa sur une place bondée. Pour vous décrire la scène, c'est une place ronde, garnie de restau et bars ambulants longés par un stade de foot où les joueurs téméraires tapent dans le ballon pieds nus sur un terrain plutôt défoncé (on a repéré des futurs Ronaldinho, (pas sur de l'orthographe, on n'est pas des footeux dans l'âme). Une musique pour chaque restau et une bonne odeur de grillades émanent de cette place. Nous avons évidemment goûté la caipirinha (dans chaque bar parce que chacun à sa façon de faire) et dégusté les brochettes locales, un délice!!

Fin de soirée qui se termine par une bagarre sur la place à coup de chaises sur le dos, quelques ptits jeunes énervés qui font pas mine! Nous avons passé la nuit dans un hôtel longeant le fleuve.

Dimanche matin, en route pour le saut maripa (un saut est une sorte de barrage naturel). Nous avons, une fois de plus, pris une pirogue pour rejoindre le saut et c'est parti pour une rando en forêt. Il fallait suivre le chemin de fer installé pour descendre les pirogues dans le fleuve. Après quelques frayeurs pour les filles en traversant des ponts à demi délabrés, nous sommes arrivés au saut, vue bien sympathique, digne d'un paysage africain. Une nouvelle averse est venue nous déloger de là et retour bien arrosé!

Pour le repas du midi, nous avons opté pour des boulettes de viande façon brésilienne, en terrasse. Certains ont suivi l'affaire sur le net, mais c'est à ce moment qu'une main surgie de nulle part dérobe quelque chose sur la table et détalle avec son propriétaire. Benoît, n'ayant pas encore compris ce que la personne avait volé s'est mis de suite à sa poursuite sans trop réfléchir, Sylvain le suivant de près. En courant, il a compris que c'était un portefeuille qu'on avait volé. Quelques centaines de mètres plus loin et pas loin de son record de vitesse, il se trouvait à quelques mètres du voleur qui venait alors de se faufiller entre deux maisons. Sentant la course tourner à son désavantage, Benoît à alors crié "por favor, por favor" ne sachant pas très bien quelle serait la réaction des locaux. A sa grande surprise les quelques jeunes présents se sont mis à courir pour rattraper le voleur, les gens sortaient des maisons pour assister à la scène et la police débarqua. Le jeune, (en gros 14 ans) a alors vécu un sale quart d'heure!! La police brésilienne n'y va pas par quatre chemins!! Arme sur la tempe, coup de pieds...

Après une courte explication avec les policiers, nous avons dû nous rendre au poste pour récupérer le porte-feuille (qui contenait 95 euros et les papiers). Le jeune est arrivé avec les flics qui le faisaient marcher en le tenant par les cheveux tout en ignorant sa grosse entaille au pied. Bref, il fallait porter plainte après l'audition du jeune et donc patienter une heure ou deux! Que nini, on avait une pirogue à prendre, du coup on a réussi à écourter l'affaire.

Nous avons eu de la chance sur ce coup là!

Arrivés du cçoté guyanais, une autre surprise nous attend: la voiture ne démarre pas, rien ne se passe au démarrage, la batterie serait-elle HS? Après 30 minutes d'essai de démarrage (pinces, en poussant) toujours rien... Et puis, c'est l'illumination: le moteur à dû se mettre en mode sécurité!! En effet, c'est LA solution, il suffisait seulement de fermer puis d'ouvrir la voiture et ouf, on peut enfin partir. Deux heures trente de route, fatigués, rincés et bien contents d'être arrivés à bon port.

A tout bientôt

 

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